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Un monument unique

Edifié entre 1267 et 1270 par Richard de Treigots, Xème Abbé de Fécamp, sur des terres données aux alentours de l'An Mil par le Duc de Normandie à la puissante abbaye normande, le Manoir du Catel est aujourd'hui l'un des plus beaux témoins de l'architecture médiévale normande et le dernier manoir du XIIIème siècle préservé au coeur de son environnement.

L'origine du Manoir du Catel est liée à une amitié exceptionnelle, celle qui unit l'Abbé de Fécamp au roi de France. En 1264, par une charte royale miraculeusement parvenue jusqu'à nous et conservée au Palais Bénédictine de Fécamp, Saint-Louis délègue "à son très cher ami Richard" le pouvoir de haute justice. L'Abbé de Fécamp, déjà indépendant de l'évêque de Rouen devient l'un des hommes les plus puissants de Normandie.

La construction du Manoir du Catel décidée aux alentours de 1265 a pour objectif de manifester la double autorité, spirituelle et temporelle, des Abbés de Fécamp. La symbolique temporelle s'inscrit dans la pierre de trois façons différentes : quatre tours d'angle, un puissant avant-corps avec son pont-levis, des douves en eau entourant de hauts murs d'enceinte. La symbolique spirituelle est manifeste elle aussi : un quadrilatère parfait, une porte fortifiée qui rappelle une porte d'église et l'orientation Est/Ouest comme toutes les églises d'Occident.

Le Manoir du Catel sera un lieu de haute justice jusqu'à la Renaissance au moins puis conservera une fonction de justice ordinaire jusqu'à la Révolution.

Vendu en 1791 comme bien national, le Manoir du Catel est acheté par la veuve d'un riche armateur de Fécamp pour ses 81 hectares d'herbage et de terres de labour d'un seul tenant. Le plus important domaine de l'Abbaye de Fécamp devient la plus importante ferme du Pays de Caux.

Sa triple identité, féodale, monacale et rurale qui nous est parvenue nous plonge au coeur des mystères du Moyen Age.

Orientée plein Ouest, sa façade de silex, de mortier et de pierre de Vernon s'illumine aux lumières du couchant laissant flotter aux pieds de ses murailles un halo d'or peuplé de rêves, d'espoirs, de murmures, de fantômes et d'histoire.

© DARTHENAY FRÈRES